Sonate pour piano Nr. 23 en Fa Mineur, Op. 57, 1er mouvement, partie 2

Sonate pour piano Nr. 23 en Fa Mineur, Op. 57, 1er mouvement, partie 2

Ludwig van Beethoven

Dénes Várjon's masterclass

Anglais 47 min Piano

Le maitre aborde des sujets comme l'harmonie ou le rôle de la main gauche, dans cette masterclass.

Produit par la Saline royale Academy en novembre 2021 à Arc-et-Senans.

Inclus dans tout abonnement - 29.90€ /mois, illimité
Retour à la navigation

Partition

Visez l'excellence ! Vous pouvez améliorer vos compétences grâce aux conseils d'experts. Téléchargez la partition annotée de cette masterclass de piano. Veuillez noter que ce morceau a été annoté en fonction des réactions et des commentaires de Dénes Várjon

Dénes Várjon

Dénes Várjon

Dénes Várjon a obtenu son diplôme de l’Académie de musique Franz Liszt en 1991, où il a notamment eu pour professeur Sándor Falvai, György Kurtág et Ferenc Rados. Aujourd’hui, Várjon est considéré comme l’un des plus grands chambristes vivants et travaillant régulièrement avec des partenaires de premier plan tels que Steven Isserlis, Tabea Zimmermann, Kim Kashkashian, Jörg Widmann, Leonidas Kavakos, András Schiff, Heinz Holliger, Miklós Perényi, et Joshua Bell. En tant que soliste, il s’est produit dans de nombreuses salles de concert, dont Carnegie Hall, Konzerthaus, et Wigmore Hall. Il est fréquemment invité à travailler avec les plus grands orchestres symphoniques du monde, tels que l’Orchestre du Festival de Budapest, l’Orchestre de la Tonhalle, l’Orchestre symphonique de la Radio de Berlin, l’Orchestre philharmonique de Saint-Pétersbourg, etc. Ses enregistrements ont été très appréciés par la communauté internationale et il a été lauréat du premier prix du concours de piano de la radio hongroise, du concours de musique de chambre Léo Weiner à Budapest et du concours Géza Anda à Zurich. En 2020, Vàrjon a reçu la récompense suprême de la Hongrie en culture : le prix Kossuth.

Sonate pour piano Nr. 23 en Fa Mineur, Op. 57, 1er mouvement, partie 2

Parmi les 32 sonates pour piano publiées par Ludwig van Beethoven, l'une des plus fascinantes et des plus significatives est la sonate n° 23 en Fa Mineur, Op. 57, dite "Appassionata", car elle est le produit de la même période de création intensément visionnaire que la symphonie "Eroica", la sonate pour violon "Kreutzer" et l'opéra Fidelio, et a tout autant révolutionné le genre. Selon Carl Czerny, Ludwig van Beethoven la considérait comme sa plus grande sonate avant son imposante Sonate n° 29, opus 106, "Hammerklavier" de 1819. (Soit dit en passant, le nom "Appassionata", bien que certainement approprié, lui a été conféré à titre posthume par un éditeur).

Le premier mouvement présente l'une des innovations inspirées de Ludwig van Beethoven - l'utilisation d'un thème secondaire, plus lyrique, qui est davantage une variante du premier thème que le contraste nettement différencié utilisé dans tous les mouvements de sonates jusqu'à cette époque. La ressemblance étroite entre les deux thèmes ajoute un extraordinaire sentiment d'unité aux changements d'humeur violents, une unité confirmée par la fusion des deux thèmes à la fin. Cette unité thématique, à son tour, a permis une autre touche unique - l'omission de la répétition de l'exposition, une exigence structurelle standard et obligatoire de l'époque. L'impression de ferveur sans précédent est favorisée par le contraste extrême de la dynamique, qui passe soudainement de pp à ff, et par la signature temporelle de 12/8 marquée allegro assai, qui dément le lyrisme berceur initial pour suggérer la tension et le drame pur qui s'annoncent. La fin du premier mouvement prolonge le sentiment d'instabilité et d'attente constante en s'arrêtant complètement sur les répétitions du motif du "destin", en plongeant dans un fouillis maniaque des éléments d'ouverture, puis en s'apaisant sur l'extrême son de cette note de fa grave, répétée de plus en plus doucement pour s'attarder sur la première utilisation par Ludwig van Beethoven de l'indication dynamique extrêmement rare de ppp, indiquant ainsi que la fin devait être vraiment feutrée.

Beethoven

Ludwig van Beethoven

Né à Bonn, en Allemagne, en 1770, Ludwig van Beethoven est l’une des références les plus dominantes du classicisme ; c’est un pianiste, compositeur et un génie hors pair. Descendant d'une longue lignée de musiciens, Beethoven a étudié la musique dès son plus jeune âge, en commençant par le piano, la clarinette et l'orgue. Du haut de ses 11 ans, Beethoven décroche son premier travail en tant qu’organiste de cour n remplaçant son propre professeur pour une certaine durée. Véritable jeune prodige, Beethoven est publiquement comparé à Wolfgang Amadeus Mozart, et quelques années plus tard, le jeune musicien se rend à Vienne quelques années plus tard pour étudier brièvement sous la tutelle de Mozart en personne. À la fin de ses vingtaines, Beethoven a constaté qu’il éprouvait certaines difficultés d'audition, au milieu de ses quarantaines, il était complètement sourd et n’arrivait plus à communiquer vocalement. Faisant fi de cette infortune, il continue remarquablement à composer de la musique. La Symphonie n°9 de Beethoven a été d'ailleurs écrite alors qu’il avait entièrement perdu l'ouïe. Alors que les débuts de sa carrière musicale reflétaient la tradition classique Viennoise héritée par Mozart et Haydn, Beethoven a obtenu une identité unique et révolutionnaire à la fin de son parcours. Décédé en 1827, sa veillée était un événement public qui réunit plus de 10 000 personnes. En dépit de sa mort, l’héritage de Beethoven perdure toujours. Ses travaux anticipent de nombreuses caractéristiques qui marqueraient la musique de l’ère romantique et même celle du 20ᵉ siècle.

Vidéos associées

Nous vous recommandons également