Concerto pour violon, Op. 35, 1er mouvement

Concerto pour violon, Op. 35, 1er mouvement

Piotr Illich Tchaïkovski

Tedi Papavrami's masterclass

Français Violon

Dans cette masterclass, Tedi Papavrami enseigne à son élève Gandhi Saad comment maintenir une bonne posture et un bon doigté afin de produire le son le plus percutant

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La masterclass

À propos de cette masterclass de violon

Dans cette masterclass, Tedi Papavrami commence par rappeler à son élève Gandhi Saad, l’importance d’entraîner la mémoire. Il lui demande de jouer entièrement le morceau dans sa tête avant de le jouer sur son instrument. Ceci lui permettra d’avoir une tranquillité aussi bien avec le morceau qu’avec son esprit.

Papavrami insiste aussi sur l’importance de garder une bonne posture générale. Il remarque que l’élève est physiquement dans un état de tension. De même, en observant ses pieds, le maître lui conseille de garder ses talons sur le sol. Il lui dit de penser à la gravité qui est une constante qui maintient tout en équilibre. En effet, l’allongement du corps ne doit pas être fait par la pointe des pieds, mais par l’allongement de la tête. Le professeur souligne que la “Pointe des pieds” a un effet négatif sur le son.

Toujours en ce qui concerne la position, le jeune violoniste est invité à faire attention aux doigtés et à trouver un équilibre lorsqu’un morceau devient physiquement difficile. Enfin, l’instructeur conseille à l’élève de se détendre, de garder les pieds sur terre et de travailler sur des modulations qui passent gracieusement du calme à l’intensité.

Outre la posture, le maître souligne aussi les autres éléments comme le fait de jouer avec les couleurs expressives, de surveiller le legato, l’intonation (précision de la hauteur), et bien d’autres détails encore.

Ce que nous apprenons dans cette Masterclass de violon

  1. Amélioration des capacités de mémorisation.
  2. Garder une posture détendue, mais bien ancrée.
  3. Trouver l’équilibre dans la performance.
  4. Produire un son percutant.
  5. Maintenir un bon doigté.

Le Concerto en Ré majeur, Op. 35 est le seul concerto pour violon de Pyotr Ilyich Tchaikovsky. La pièce est en trois mouvements : Allegro moderato en Ré majeur, Canzonetta : Andante (Sol mineur) et la fin : Allegro vivacissimo (Ré majeur). Le premier mouvement commence dans un arrangement de sonatine qui comprend une introduction, une exposition, un développement, une récapitulation et enfin une coda. Un orchestre donne une introduction rapide en Ré majeur jusqu’à ce que le soliste entre finalement avec une réponse semblable à une cadence. Ensuite, le soliste commence l’exposition avec le thème principal cantabile, suivi d’une séquence magistrale de gammes et de triades rapides, puis un second thème est introduit en La majeur. Partant d’un point calme, la musique se module à mesure que l’humeur s’intensifie et atteint un point culminant. Simultanément, le thème principal est repris par l’orchestre qui l’accompagne.  

La section du développement commence par une série de changements chromatiques, pour se terminer en Do majeur. Le violon solo joue une variation légère du thème principal, qui est suivie d’un fort tutti orchestral du thème principal en Fa majeur. La musique se développe jusqu’à une cadence typiquement Tchaikovskienne - utilisant certaines des notes les plus aiguës du violon qui se terminent par un trille. L’orchestre réapparaît et la récapitulation commence, avec un retour au thème original en Ré majeur.  

À la fin, on assiste à une reprise du deuxième thème en Ré majeur, suivie d’une “course” entre le soliste et l’orchestre jusqu’à la toute fin, dans une coda au rythme effréné.  

  • Élève:Gandhi Saad
  • Instruments: Violon
  • Date:13 avril 2021
  • Académie:Académie 11 avr. - 18 avr. 2021
Tedi Papavrami

Tedi Papavrami

Il faut vraiment moduler du calme à l’intensité.

Tedi Papavrami

Tedi Papavrami

Tedi Papavrami

Arrivé très jeune en France, Tedi Papavrami découvrait un pays et une culture qui lui étaient totalement étrangers. Sa curiosité naturelle et son besoin d’apprivoiser la langue française pour pouvoir faire de ce pays le sien, une grande solitude aussi au départ, l’ont poussé à dévorer les livres, toujours en français : Stendhal, Proust, Flaubert, Dostoïevski, Tchekhov, Kafka…

 

Une curiosité dépassant les frontières, alliée à des exigences intellectuelles et artistiques, lui permettant de franchir la distance entre son domaine d’origine et d’autres horizons, singularisent cet interprète rare dans le monde musical. C’est donc tout naturellement qu’en 2000, après la disparition du traducteur albanais J. Vrioni, il reprendra le flambeau de la traduction de l’œuvre d’Ismaïl Kadaré, qu’il avait connu enfant, en Albanie. Cette échappée dans le monde littéraire devient aussi pour lui un moyen « d’exister professionnellement pour la première fois en dehors du violon ». En 2013 elle se poursuit à travers l’écriture de «Fugue pour Violon Seul» aux éditions Robert Laffont.
Unanimement salué par la presse, ce récit autobiographique, raconte son parcours d’enfant prodige en Albanie et son passage à l’Ouest, vers la liberté.

 

Par ailleurs, en 2003, remarqué sur un plateau de télévision par l’actrice Jeanne Moreau, Tedi avait campé un Danceny violoniste, aux côtés de Catherine Deneuve, Ruppert Everett et Nastassja Kinski, dans une adaptation de la réalisatrice Josée Dayan des « Liaisons Dangereuses » de Laclos.

 

Cette diversification n’aurait pourtant pas été possible sans une précocité et une concentration singulières sur le violon, dès ses jeunes années. L’instrument, qui depuis toujours a fait partie de sa vie, lui est transmis à l’âge de 5 ans par son père, brillant professeur, ayant une longue expérience pédagogique. Les progrès de Tedi sont rapides : trois ans plus tard il joue en concert, avec orchestre les Airs bohémiens de Sarasate. À onze ans, il interprète en public le Concerto n°1 de Paganini avec la redoutable cadence d’Emile Sauret. En 1982 en Albanie, pays coupé du monde, par un extraordinaire hasard arrive pour un concert le flûtiste Alain Marion. Il remarque le jeune virtuose et le fait inviter à Paris en qualité de boursier du gouvernement français. Il y devient l’élève de Pierre Amoyal au C.N.S.M de Paris pendant 4 années.

 

Des apparitions dans des émissions de télévision, telles «Le Grand Echiquier», «Dimanche Martin »…ainsi que de nombreux concerts ponctueront cette période.

 

A la fin de son parcours d’étudiant, à l’âge de 15 ans, c’est seul que Tedi poursuivra son développement musical et instrumental. Peu avant, avec ses parents, il fuit le régime communiste en vigueur en Albanie pour s’installer avec eux en France. Des sanctions très lourdes s’exerceront en représailles sur le reste de la famille demeurée en Albanie, et ce, jusqu’à la chute du régime communiste en 1991.Tedi et ses parents quittent Paris, afin de ne pas se trouver à portée des fonctionnaires de l’ambassade d’Albanie à leur recherche et s’installent à proximité de Bordeaux, où l’aide d’amis proches leur permettra de s’établir.

 

A la faveur de plusieurs prix, T. Papavrami entame à partir des années 1990 une carrière de soliste et de musicien de chambre. Il a collaboré depuis en tant que soliste avec des chefs d’orchestre tels que K. Sanderling, A. Jordan, E. Krivine, M. Honeck, F.X. Roth, Th. Fischer, G. Varga, M. Aeschenbacher…
En musique de chambre, Il a été durant 9 ans membre du Quatuor Schumann, formation avec piano, et il s’est produit en concert ou au disque avec des partenaires tels que Philippe Bianconi, Gary Hoffman, Marc Coppey, Nelson Goerner, Martha Argerich, Maria Joao Pires, Viktoria Mullova, Paul Meyer ou Lawrence Power.

 

De nombreux enregistrements ont ponctué depuis 1990 l’activité artistique de Tedi. Paru en 2014, son disque des 6 sonates pour violon seul d’Eugène Ysaÿe et la sonate pour deux violons du même compositeur, en compagnie du violoniste Svetlin Roussev, reçoit simultanément en juin 2014 les distinctions diapason d’or et choc de l’année des revues Diapason et Classica.

 

Egalement transcripteur, il a enregistré ses transcriptions de 12 sonates de Scarlatti ainsi que de la Fantaisie et Fugue de Bach BWV 542, originellement écrite pour l’orgue, partitions disponibles auprès de l’éditeur Ries & Erler Berlin.

 

En violon seul il s’est souvent produit en concert avec l’intégrale des sonates et partitas de Bach, répertoire qu’il affectionne et qu’il a également enregistré, ainsi que la sonate pour violon seul de Bela Bartok, les 6 sonates de Ysaye ou les 24 caprices de Paganini.

 

Depuis de nombreuses années Tedi poursuit un travail en duo avec le pianiste François-Frédéric Guy autour des 10 sonates de Beethoven. Leur enregistrement de ces œuvres est paru en 2017. En compagnie du violoncelliste Xavier Phillips ils poursuivent actuellement leur travail autour de l’intégrale des trios de Beethoven qu’ils enregistreront prochainement. Durant l’année 2021 paraitront au disque la sonate « à Kreutzer » de Beethoven et la 2ème sonate de Prokofiev en compagnie de la pianiste Martha Argerich (Avanti Classics) ainsi qu’une nouvelle intégrale des Sonates et Partitas de Bach (Alpha).

 

Désormais installé à Genève en Suisse, Tedi occupe un poste de professeur de violon à la H.E.M.

 

Il joue sur un violon construit à son attention par le luthier Christian Bayon.

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